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Lors du dernier Conseil Municipal, nos élus dans leur ensemble ont voté la création de 57 postes supplémentaires à l’effectif du personnel municipal.

Au premier abord, l’on ne peut que se réjouir de voir des créations d’emplois dans une période difficile. Mais en réfléchissant un peu, beaucoup de questions méritent d’être posées.

Il y a un an, l’équipe municipale aux affaires (Dassault & Co) n’avait qu’une seule obsession pour tenir le budget municipal, celle de réduire le poids de la masse salariale du personnel municipal. Il faut savoir que celle-ci dépasse les 40 millions d’Euros et très largement les 50% du budget de fonctionnement. C’est énorme pour une ville de l’importance de Corbeil-Essonnes.

Corbeil-Essonnes avait-elle réellement besoin de ces effectifs ou avons nous encore là le résultat des promesses post ou pré électorales de l’équipe en place ?

Au cours de l’année qui vient de passer, les problèmes budgétaires de la ville sont très loin d’être réglés avec un avenir d’Altis (large contributeur au recettes fiscales) toujours hypothétique, une dette très importante et qui continue de croître.

Comment en moins d’un an, ce qui était insupportable hier devient très aisé aujourd’hui malgré la conjoncture ?

L’équipe BECHTER a annoncé le gel du taux d’imposition pour la 3ème année consécutive et présente un budget avec des investissements dans tous les secteurs de la ville, une amélioration de l’entretien et de la propreté de nos rues et j’en passe. Certes, ils nous présentent par obligation un budget équilibré, mais à quel prix ! Heureusement qu’il y a des reports du budget 2009.

Mais surtout, rien sur le développement industriel et commercial pour notre ville hormis encore et toujours les opérations immobilières multiples qui ne s’inscrivent dans aucune perspective globale.

Tout cela me laisse entrevoir des lendemains difficiles pour Corbeil-Essonnes. Il suffit de regarder les évolutions dans le monde et notamment en Grèce pour s’apercevoir que la gabegie de ceux qui sont aux affaires sont toujours payées par le peuple.

A quel prix cela sera t’il réglé à moyen terme par les Corbeil-Essonnois ?

Ne nous voilons pas la face, demain c’est bien les Corbeil-Essonnois qui paieront la facture pour notre ville que Dassault a appelée sa danseuse.

Il faudra s‘en souvenir dans quelques mois.

JL Calvinhac