A Corbeil-Essonnes, tout est possible
Par Nathalie Boulay-Laurent le lundi 14 décembre 2009, 08:15 - ACTUALITE DU JOUR - Lien permanent

L’entre deux tours de la campagne des municipales a été le temps des grandes manœuvres, le « plus c’est gros, mieux ça passe » a été de mise. De l’omni-présence des candidats inéligibles, au retour de Staline, les voitures et camionnettes ont défilées sur la ville avec le slogan « voter Bechter, c’est voter Dassault » pour marteler aux électeurs qui n’avaient pas encore compris, que le lien de subordination du patron à son salarié lui permettrait d’assumer par procuration, les fonctions de Maire et Président de la communauté d’agglomération.
Succès improbable de la manœuvre, obtenu par 27 voix sur la ville et d’une voie sur l’agglomération. Monsieur Bechter règne désormais en maître sur un conseil municipal docile, voire servile, où même l’opposition semble frappée semble frappée d’un étrange phénomène de mutisme.
La route est donc libre de toute contestation sans qu’il soit besoin de s’encombrer des règles élémentaires de la démocratie locale.
- Plus besoin, pour les élus de projet de délibération avant de voter, une simple notice explicative leur suffit car, pour Monsieur Bechter, on ne peut rédiger la délibération tant qu’elle n’est pas votée !....D’ailleurs, si des élus veulent prendre connaissance de ce qu’ils ont voté, elles seront affichées en Mairie !.... Tant pis, trop tard, si leur sens diffère de la notice présentée en conseil.
- Le respect pour le personnel municipal affirmé par Monsieur Bechter pendant la campagne va sans doute de pair avec le mépris pour ses représentants qu’il n’a pas eu le temps de réunir en C.T.P. comme l’obligation lui en est faite pour toute décision relative au personnel. Et comme il s’agit d’une prime, ils ne peuvent être que d’accord….C’est là une conception toute particulière du dialogue social et du respect des règles…
- Une élue (Madame Méresse) ont-ils l’outrecuidante curiosité de connaitre le bilan de la foire de Corbeil-Essonnes ? on lui rétorque que la municipalité ne l’a pas et que la société bénéficiaire de la délégation de service public n’avait pas de compte à rendre ! - L’opacité du dispositif du « pied à l’étrier » devient aveuglante ! Destiné initialement à aider financièrement des jeunes très en difficultés pour faciliter leur formation, l’obtention d’un diplôme ou l’accès à un travail en contrepartie d’un travail au service d’associations, cet outil semble ne plus être q ‘un moyen pour les plus malins de se faire payer leur permis de conduire. Quels sont les critères d’attribution ? Comment sont sélectionnés les bénéficiaires ? Quelle est la réalité de la contrepartie demandée ? Dans quel délai ? Y a-t-il une convention tripartite signée entre la ville, le jeune et l’association ? Autant de questions qui resteront sans réponses, ce d’autant que Monsieur Bechter a annoncé qu’une délibération prochaine supprimera toute référence nominative. Combien de temps les partenaires du dispositif, dont l’Etat, cautionneront-ils ce genre de manœuvres ? Les réels perdants seront les jeunes réellement en difficultés qui auraient pu en toute transparence être aidés.
- Après avoir perdu les 70% de subventions obtenues pour les travaux de réhabilitation du marché de la halle d’Essonne, la ville décide de réaliser seule l’investissement de 700.000 € ! Avec quel projet de revitalisation du marché ? Avec quel argent ? Quand on sait les difficultés financières auxquelles la ville doit faire face pour réaliser les 3 projets de rénovations urbaines (ANRU), quelle opération sera reportée ? A moins bien sur que l’on attende de ne plus pouvoir bénéficier des subventions ANRU, pour assumer à 100% la charge des opérations décalées.
Le bateau ivre navigue sans savoir où il va, et sans équipage. En effet, l’administration est a été mise au placard, ceux qui étaient hier encensés sont aujourd’hui relayés dans des bureaux, sans aucune mission, ni tâche. Absents aux conseils municipaux, absents aux bureaux municipaux, peut-on sérieusement considérer qu’une commune de l’importance de Corbeil-Essonnes puisse, face aux défis importants qu’elle a à relever, se dispenser de toute administration ?
Qui prépare le budget, alors que la conjoncture est difficile et que les finances de la commune sont tendues ?
La toute puissance a ses limites, si l’opposition reste muette, nous saurons dire aux Corbeil-Essonnois ce que l’on masque derrière un rideau de fumée.
Prochain conseil municipal, lundi 14 décembre, à 19 heures,
nous verrons bien s’il est de la même veine que le précédent….
Commentaires
Merci pour ces infos, ca va beaucoup me servir.
Une fois de plus tu partages avec nous un super article. Toutes mes felicitations.
J'ai lu ton article et visite ton blog que je trouve vraiment tres interessant. Je l'ai ajoute dans mes favoris.