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lundi 10 mai 2010

la facture sera lourde pour les Corbeil-Essonnois

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Lors du dernier Conseil Municipal, nos élus dans leur ensemble ont voté la création de 57 postes supplémentaires à l’effectif du personnel municipal.

Au premier abord, l’on ne peut que se réjouir de voir des créations d’emplois dans une période difficile. Mais en réfléchissant un peu, beaucoup de questions méritent d’être posées.

Il y a un an, l’équipe municipale aux affaires (Dassault & Co) n’avait qu’une seule obsession pour tenir le budget municipal, celle de réduire le poids de la masse salariale du personnel municipal. Il faut savoir que celle-ci dépasse les 40 millions d’Euros et très largement les 50% du budget de fonctionnement. C’est énorme pour une ville de l’importance de Corbeil-Essonnes.

Corbeil-Essonnes avait-elle réellement besoin de ces effectifs ou avons nous encore là le résultat des promesses post ou pré électorales de l’équipe en place ?

Au cours de l’année qui vient de passer, les problèmes budgétaires de la ville sont très loin d’être réglés avec un avenir d’Altis (large contributeur au recettes fiscales) toujours hypothétique, une dette très importante et qui continue de croître.

Comment en moins d’un an, ce qui était insupportable hier devient très aisé aujourd’hui malgré la conjoncture ?

L’équipe BECHTER a annoncé le gel du taux d’imposition pour la 3ème année consécutive et présente un budget avec des investissements dans tous les secteurs de la ville, une amélioration de l’entretien et de la propreté de nos rues et j’en passe. Certes, ils nous présentent par obligation un budget équilibré, mais à quel prix ! Heureusement qu’il y a des reports du budget 2009.

Mais surtout, rien sur le développement industriel et commercial pour notre ville hormis encore et toujours les opérations immobilières multiples qui ne s’inscrivent dans aucune perspective globale.

Tout cela me laisse entrevoir des lendemains difficiles pour Corbeil-Essonnes. Il suffit de regarder les évolutions dans le monde et notamment en Grèce pour s’apercevoir que la gabegie de ceux qui sont aux affaires sont toujours payées par le peuple.

A quel prix cela sera t’il réglé à moyen terme par les Corbeil-Essonnois ?

Ne nous voilons pas la face, demain c’est bien les Corbeil-Essonnois qui paieront la facture pour notre ville que Dassault a appelée sa danseuse.

Il faudra s‘en souvenir dans quelques mois.

JL Calvinhac

lundi 22 mars 2010

Les élections municipales 2009 de Corbeil-Essonnes sur le point d’être de nouveau invalidées.

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Corbeil-Essonnes se singularise une nouvelle fois.

Après les élections municipales de 2008, une première invalidation avait été prononcée en juin 2009 par le Conseil d’Etat.

Il n’est pas inutile de rappeler que le motif d’invalidation des élections était alors les dons d’argent que Serge Dassault avait pu faire aux électeurs. Du fait de la réintégration de ces dons, le compte de campagne de Serge Dassault dépassait le plafond. Cette situation avait entraîné son inéligibilité.

A la suite des élections municipales des 27 septembre et 4 octobre 2009, deux recours ont été déposés, l’un conduit par Carlos Da Silva et Jacques Picard, l’autre, initié notamment par Michel Nouaille.

L’affaire a été examinée à l’audience du 22 mars par devant le Tribunal Administratif de Versailles.

Le rapporteur public a sollicité une nouvelle invalidation des élections municipales de Corbeil-Essonnes.

3 motifs ont été invoqués :

1) l'inéligibilité de Jean-Pierre Bechter.

Pour pouvoir se présenter à une élection municipale, il faut pouvoir justifier être électeur ou contribuable sur la commune. Nous savions déjà que Jean-Pierre Bechter n'était pas inscrit sur les listes électorales de la ville. Il devait donc, pour être en capacité de se présenter, justifier de sa qualité de contribuable par la production d'un extrait du rôle des contributions. Ce qui signifie régler une taxe d'habitation établie en son nom pour un logement occupé au 1er janvier 2010.

Or, Monsieur Bechter n'a pas été en mesure de prouver cette occupation avec date certaine, ni de fournir un extrait du rôle des contributions…

Or, Monsieur Bechter, qui n’est pas un novice, puisqu’ancien sous-préfet, ancien élu, s’est présenté en pleine connaissance de son inéligibilité. Ceci constitue, selon le rapporteur public, une manœuvre ayant pu avoir un impact sur le scrutin et donc d’en fausser le résultat....

2) Pression de Serge Dassault sur les électeurs concernant la situation d’Altis.

En période de crise économique, quand une entreprise de 1.200 salariés est menacée, les promesses de sauvetage ont un écho particulier. Avec tout autre candidat ou ex-maire, la situation aurait pu être toute autre. Mais là, nous avons à faire à Serge Dassault, l’une des plus grandes fortunes de France qui promet tout si Jean-Pierre Bechter est élu mais menace de tout laisser tomber si son poulain n’est pas choisi.

Cela signifie que des électeurs ont pu modifier leur vote, non pas par conviction mais par peur de perdre leur emploi. Cette pression économique a donc pu avoir une incidence sur le résultat du vote.

3) Manœuvres caractérisées par l’omniprésence de Serge Dassault.

Alors que Jean-Pierre Bechter aurait pu faire référence à l’une de ses multiples fonctions au sein du groupe Dassault, il choisit de mentionner sur les bulletins de vote « secrétaire général de la fondation « Serge Dassault » » Il aurait pu signaler secrétaire général d’une fondation pour handicapé. Il a délibérément choisi de faire référence à Serge Dassault.

De même dans la propagande électorale, Serge Dassault a été omniprésent (sur les tracts, les affiches, bandeaux…) le tout ayant pu, à la marge conduire certains électeurs à considérer que le candidat était Serge Dassault.

Car, pour conclure, n’oublions pas que l’élection de Jean-Pierre Bechter a été acquise à 27 voix !... (Soit 0,26% d’écart entre les candidats)….

La décision du tribunal administratif est attendue pour la fin de semaine….

mardi 22 décembre 2009

Démocratie municipale: les leçons innovantes de Monsieur BECHTER

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Pour la démocrate que je suis, j'avoue que chaque séance du conseil municipal est l'occasion de découvrir une conception toute particulière du débat, du respect de l’opposition et des règles élémentaires, ce qui prouve qu'en la matière, l'élève BECHTER dépasse le maître DASSAULT...

Démocratie municipale: les leçons innovantes de Monsieur BECHTER

- A quoi bon fournir aux élus un projet de délibération sur ce qu'ils vont décider? Jean-Pierre BECHTER qui ne recule devant rien, ose prétendre que fournir un projet de délibération serait contraire à la démocratie!. (Il faudra l’expliquer à l’ensemble des collectivités territoriales qui nagent dans le totalitarisme…) Il préfère donner la parole (quand il la donne..), laisser le débat libre (jusqu’à ce qu’il dérange) et après, dans sa grande sagesse, Monsieur le Maire rédige, signe et envoie en préfecture pour contrôle de légalité, une délibération forcément bonne, puisque c'est la sienne.... Sauf que la réalité est bien inquiétante : les décisions sont prises sur la base d’orientations d’une notice explicative, sans regard des élus sur la rédaction définitive de la délibération qui sera adressée au contrôle de légalité…

- A quoi bon faire approuver le compte-rendu du conseil municipal précédent? Nous voilà donc au troisième conseil municipal sans que les deux précédents n’aient été approuvés. Pour se dédouaner d’une responsabilité qui lui incombe totalement, Jean-Pierre BECHTER n’hésite pas à invoquer la faute des autres : La nonchalance administrative induite par quatre mois de gestion sous tutelle préfectorale rendrait difficile sa mise en place. Quel est le rapport ? Les débats ont toujours été enregistrés et transmis à une société qui les retranscrit, la délégation spéciale n’a rien à voir dans tout cela. Jean-Pierre BECHTER propose que chaque élu transmette dorénavant par écrit ses interventions éventuelles! Il n’y aurait ainsi plus de compte rendu réel des débats et interventions, ni reprise des sujets qui fâchent…

- A quoi bon demander aux élus de l'opposition à quel groupe ils veulent appartenir ? Pascal Fournier est le seul élu Vert : Qu’à cela ne tienne, dans la tribune de l’opposition, on l’a placé d’autorité dans le groupe socialiste sans même lui demander son avis.

-A quoi bon s’embarrasser des règles de forme : Pascale PRIGEANT (élue communiste) n'a pas été conviée à la commission des finances? Ah ce n'est qu'un oubli, lui rétorque-t-on !

-Jacques GUISTI (élu opportuniste) démissionne du conseil municipal ? C'est enfin pour mieux valoriser ses compétences en l'intégrant au cabinet du Maire qui ainsi passe de la bande des quatre au club des cinq...

-Enfin, si Serge Dassault est présent dans l’enceinte du conseil municipal où il n’a légalement pas sa place, c'est que l'on a créé le statut « d'invité d'honneur permanent » pour l'occasion….

Si l’opposition a fait quelques remarques sur tous ces points, son absence de réaction de fond, de saisine du Préfet pour que les règles soient respectées…font que Jean-Pierre BECHTER se sent conforté dans son autocratisme et puisque tout passe, pourquoi se gêner, autant continuer….

Les souffrances administratives du jeune BECHTER....

- Au fil des délibérations, des questions, des interrogations, chacun perçoit une organisation municipale plus qu’approximative. Qu'à cela ne tienne, nous voilà rassurés, Jean-Pierre BECHTER va recruter un « vrai » directeur du personnel pour remettre de l'ordre dans tout ça. Exit tout le remarquable travail réalisé par l’actuelle Directrice des ressources humaines…

- Si vous vous demandez pourquoi certains dossiers de la ville n'avancent pas, ou avancent mal, ou s'il y a des dysfonctionnements, pour M.BECHTER, la cause est toute trouvée : c'est la faute à la délégation spéciale et à ces quatre mois d'administration provisoire...Mais au fait, Monsieur le Maire, qui est à l’origine de cette situation de tutelle préfectorale sur la ville?

- Et quoi qu'il en soit, Monsieur BECHTER n’est responsable de rien… Quand ce n’est pas la délégation spéciale, le coupable désigné est l'administration municipale et son incompétence. Mais au fait, Monsieur BECHTER, qui était le Maire ayant mis en place cette administration si déplorable sinon « l'invité d'honneur permanent »? Vous semblez avoir oublié que vous n’avez pas repris la ville à l’opposition : « voter BECHTER, c'est voter DASSAULT »… Alors ayez au moins l’élégance d’assumer la continuité plutôt que de vous défausser sur ceux que Serge DASSAULT a choisi.

La démocratie a ses limites, les questions de l’opposition, c'est agaçant, on perd du temps!...

- Contrairement à la règle, aucune suspension de séance n'est prononcée pour la présentation au conseil du rapport du SIARCE par son directeur, M. J.L.COMBRISSON. Comme celui-ci s'attache à répondre précisément aux questions qui lui sont posées, cela agace M. le Maire qui l'interrompt avant de le remercier cavalièrement pour le convier à revenir l'année prochaine.. Plus le temps dans ces conditions de répondre autrement que par des propos vagues à la question de l'octroi des permis de construire malgré les réserves émises par le dit SIARCE, décidément bien encombrant.... Au fait, qu'en pense M.BAYLE, vice-président du SIARCE ? Qu'importe, il faut maintenant reprendre une séance qui n'a jamais été suspendue!

- D'ailleurs, l'opposition, c'est bien quand elle se tait, mais c'est très agaçant quand elle pose des questions précises sur le lourd dossier de la SAIEM et de la Papèterie. Pour preuve l'énervement manifesté par J.P.BECHTER en réponse à celles posées par MM. Da SILVA et MIGLOS qui n’obtiendront que des réponses vagues et embrouillées. Quant à Mme MERESSE, trop civilisée avec sa main levée pour attendre son tour, on ne saura jamais ce qu'elle voulait demander, car « ça suffit comme ça ces questions, on passe au vote »...

- Pauvre Mme MERESSE qui tente à nouveau sa chance sur le point suivant pour connaître les raisons des annulations en dernière minute des réunions programmées sur la reconstruction des écoles, ce qui entraîne un retard important des projets. Elle devra se contenter d'un retour au bouc émissaire du jour: 'elles se feront quand on aura donné à l'administration les moyens de fonctionner' (sic)

- Dans ces conditions, et avec le temps qui passe, à quoi bon répondre à toutes les questions essentielles et de fond posées par la ZAC de la Montagne des Glaises? Le désenclavement du quartier, le problème géologique de l'instabilité des sols, des effets à venir des anciennes constructions sur les nouvelles, sur les questions de circulations, de stationnement, d'accessibilité... et sur la question sans doute jugée secondaire de la viabilité globale du projet. Quand on sait que l'essentiel repose sur le marché du logement privé, et que les opérations immobilières de la ville, naguère si fertiles, peinent aujourd'hui à trouver des acquéreurs?

Social: le BECHTER de campagne et le BECHTER de ville

- Pendant sa campagne, l'héritier désigné du trône local arborait fièrement sur ses bulletins de vote son titre de « Secrétaire Général de la Fondation Serge DASSAULT » pour nous convaincre de sa sollicitude envers les personnes atteintes de handicap. Il se trouve que certaines écoles de la ville accueillent dans des classes d'intégration scolaire (CLIS) des élèves handicapés physiques, sensoriels ou mentaux afin de développer, en milieu ouvert, le potentiel dont ils sont porteurs. Mais le Maire n'est plus le candidat: il décide de facturer aux familles extérieures à la ville le coût du transport domicile-école de ces enfants!... C'est pour le moins une conception très particulière de la solidarité envers des familles déjà touchées par le destin. Une solution beaucoup plus responsable aurait pu être mise en place, celle de facturer aux autres communes le coût du transport assumé par la ville de CORBEIL-ESSONNES. Mais au fait, qu’en pense l’élu délégué au handicap ?

- Et on reparle (ou plutôt on tente en vain d'obtenir quelques éclairages) du dispositif « le pied à l'étrier » qui consiste, à l'origine, à aider ponctuellement un jeune dans son parcours en échange d'une action de solidarité de sa part... Là il s'agit de 43 aides, dont 38 permis de conduire. Bien sur, l'adjoint à la jeunesse, Monsieur SADOUL, n'est pas habilité à présenter la délibération, car : 'le Maire fait ce qu'il veut'. Ne serait-ce pas plutôt pour ne pas répondre aux nombreuses questions qui sont posées sur les conditions de ces attributions? Sur la pédagogie qui sous-tend le dispositif ? Sur les critères de sélection et d'attribution? Sur la réalité des actions accomplies? Sur la nature des associations qui accueillent les jeunes ? Sur le quotient de réussite au permis en dehors des 100% péremptoire affirmés par le Maire ? Même le plus crédule ne peut, devant un tel flou dans les réponses apportées, s'empêcher de se demander s'il ne s'agit pas là au mieux 'd'acheter la paix sociale' à venir, au pire d’honorer avec l'argent public des engagements pré-électoraux?

Décidemment, ce troisième conseil municipal n’est guère différent des deux premiers. Ce manque de démocratie, cette fuite devant les responsabilités, cette volonté délibérée d’esquiver les réponses et cette absence récurrente de vision globale et de projet pour l’avenir de notre ville, devient de plus en plus préoccupant.

Le temps qui passe ne se rattrape pas et la facture sera lourde pour les Corbeil-Essonnois

lundi 14 décembre 2009

A Corbeil-Essonnes, tout est possible

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L’entre deux tours de la campagne des municipales a été le temps des grandes manœuvres, le « plus c’est gros, mieux ça passe » a été de mise. De l’omni-présence des candidats inéligibles, au retour de Staline, les voitures et camionnettes ont défilées sur la ville avec le slogan « voter Bechter, c’est voter Dassault » pour marteler aux électeurs qui n’avaient pas encore compris, que le lien de subordination du patron à son salarié lui permettrait d’assumer par procuration, les fonctions de Maire et Président de la communauté d’agglomération.

Succès improbable de la manœuvre, obtenu par 27 voix sur la ville et d’une voie sur l’agglomération. Monsieur Bechter règne désormais en maître sur un conseil municipal docile, voire servile, où même l’opposition semble frappée semble frappée d’un étrange phénomène de mutisme.

La route est donc libre de toute contestation sans qu’il soit besoin de s’encombrer des règles élémentaires de la démocratie locale.
- Plus besoin, pour les élus de projet de délibération avant de voter, une simple notice explicative leur suffit car, pour Monsieur Bechter, on ne peut rédiger la délibération tant qu’elle n’est pas votée !....D’ailleurs, si des élus veulent prendre connaissance de ce qu’ils ont voté, elles seront affichées en Mairie !.... Tant pis, trop tard, si leur sens diffère de la notice présentée en conseil.

- Le respect pour le personnel municipal affirmé par Monsieur Bechter pendant la campagne va sans doute de pair avec le mépris pour ses représentants qu’il n’a pas eu le temps de réunir en C.T.P. comme l’obligation lui en est faite pour toute décision relative au personnel. Et comme il s’agit d’une prime, ils ne peuvent être que d’accord….C’est là une conception toute particulière du dialogue social et du respect des règles…

- Une élue (Madame Méresse) ont-ils l’outrecuidante curiosité de connaitre le bilan de la foire de Corbeil-Essonnes ? on lui rétorque que la municipalité ne l’a pas et que la société bénéficiaire de la délégation de service public n’avait pas de compte à rendre ! - L’opacité du dispositif du « pied à l’étrier » devient aveuglante ! Destiné initialement à aider financièrement des jeunes très en difficultés pour faciliter leur formation, l’obtention d’un diplôme ou l’accès à un travail en contrepartie d’un travail au service d’associations, cet outil semble ne plus être q ‘un moyen pour les plus malins de se faire payer leur permis de conduire. Quels sont les critères d’attribution ? Comment sont sélectionnés les bénéficiaires ? Quelle est la réalité de la contrepartie demandée ? Dans quel délai ? Y a-t-il une convention tripartite signée entre la ville, le jeune et l’association ? Autant de questions qui resteront sans réponses, ce d’autant que Monsieur Bechter a annoncé qu’une délibération prochaine supprimera toute référence nominative. Combien de temps les partenaires du dispositif, dont l’Etat, cautionneront-ils ce genre de manœuvres ? Les réels perdants seront les jeunes réellement en difficultés qui auraient pu en toute transparence être aidés.

- Après avoir perdu les 70% de subventions obtenues pour les travaux de réhabilitation du marché de la halle d’Essonne, la ville décide de réaliser seule l’investissement de 700.000 € ! Avec quel projet de revitalisation du marché ? Avec quel argent ? Quand on sait les difficultés financières auxquelles la ville doit faire face pour réaliser les 3 projets de rénovations urbaines (ANRU), quelle opération sera reportée ? A moins bien sur que l’on attende de ne plus pouvoir bénéficier des subventions ANRU, pour assumer à 100% la charge des opérations décalées.

Le bateau ivre navigue sans savoir où il va, et sans équipage. En effet, l’administration est a été mise au placard, ceux qui étaient hier encensés sont aujourd’hui relayés dans des bureaux, sans aucune mission, ni tâche. Absents aux conseils municipaux, absents aux bureaux municipaux, peut-on sérieusement considérer qu’une commune de l’importance de Corbeil-Essonnes puisse, face aux défis importants qu’elle a à relever, se dispenser de toute administration ? Qui prépare le budget, alors que la conjoncture est difficile et que les finances de la commune sont tendues ?

La toute puissance a ses limites, si l’opposition reste muette, nous saurons dire aux Corbeil-Essonnois ce que l’on masque derrière un rideau de fumée.

Prochain conseil municipal, lundi 14 décembre, à 19 heures,

nous verrons bien s’il est de la même veine que le précédent….